Background

Article - Fissures des maisons : le risque argile s’étend, 55 % du territoire désormais concerné

Fissures des maisons : le risque argile s’étend, 55 % du territoire désormais concerné

Auteur : AROBIZ - Créer le 18/03/2026

 

Le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) gagne du terrain en France. Selon les dernières données publiées en février 2026 par le BRGM, plus d’une maison sur deux est désormais située en zone à risque. Ce mouvement naturel du sol, accentué par les variations climatiques, fragilise les fondations et provoque des fissures parfois importantes. Certaines régions, comme le Centre-Val de Loire, sont particulièrement exposées.

Un risque en forte progression sur le territoire

Aujourd’hui, 55 % du territoire français est classé en zone d’exposition moyenne ou forte, contre 48 % il y a cinq ans. Ce phénomène s’explique par la nature des sols argileux, qui gonflent avec l’humidité et se rétractent en période de sécheresse, entraînant des mouvements de terrain.Depuis 1989, les dégâts liés au RGA sont estimés à 20,8 milliards d’euros, faisant de ce risque le deuxième plus coûteux après les inondations. La mise à jour des données, incluant la période 2018-2022, a fortement contribué à élargir les zones concernées. À elle seule, cette période représente 58 % des sinistres enregistrés.

Le Centre-Val de Loire en première ligne

Certaines régions sont particulièrement touchées. En Centre-Val de Loire, près de 90 % du territoire est désormais classé en zone à risque moyen ou fort. Les alternances de sécheresse et de fortes pluies, accentuées par le changement climatique, aggravent la situation. Toutefois, les experts nuancent cette hausse : elle s’explique aussi par une meilleure information du public et une médiatisation accrue du phénomène. Autrement dit, le risque progresse, mais sa visibilité aussi.

Assurance, construction : des conséquences concrètes

Le risque concerne désormais 12,1 millions de maisons individuelles, soit plus de 60 % du parc. Résultat : les cotisations d’assurance augmentent, notamment la surprime liée aux catastrophes naturelles. À partir du 1er juillet 2026, les nouvelles constructions en zones à risque devront intégrer des contraintes renforcées : étude de sol obligatoire et adaptation des fondations. Si ces mesures peuvent alourdir le coût initial, elles restent essentielles pour éviter des travaux bien plus coûteux en cas de fissures.